Quand la lumière épouse la forme…

Quand la lumière épouse la forme… - MIYA

Les lampes corsetées, une ode à la femme — mais pas que

Ce n’est pas simplement une lampe.

C’est une forme tenue.
Une tension douce.
Un dialogue silencieux entre force et délicatesse.

Les lampes corsetées sont nées d’un geste précis :
celui du laçage.

Un geste ancien, chargé de symboles, que j’ai choisi de détourner, d’adoucir, de réinterpréter.
Un geste qui parle autant au corps qu’à l’espace.

Le corset : un langage, pas une contrainte

Le corset évoque souvent le corps féminin.
Ses courbes, sa sensualité, sa puissance contenue.

Et c’est vrai : certaines lampes en portent clairement l’empreinte.
Des formes galbées, enveloppantes, presque charnelles.

Mais dans mon travail, le corset ne s’arrête jamais à une lecture unique.

Il existe aussi des silhouettes droites, élancées, presque architecturales.
Et pourtant… le laçage demeure.

Parce que le corset, ici, n’est pas une question de genre.
C’est un langage.

Un langage de maintien.
De structure.
De tenue intérieure.

Tenir sans enfermer

Le laçage ne sert pas à contraindre.
Il sert à ajuster.

Chaque lien est posé avec attention.
Chaque tension est mesurée, jamais imposée.

Qu’il accompagne une courbe ou qu’il structure une ligne droite,
le geste reste le même :
chercher le point juste.

Tenir sans enfermer.
Soutenir sans rigidifier.

Une ode à la femme, mais pas que

Les lampes corsetées sont une ode à la femme.
À sa capacité à être forte sans se durcir.
À sa manière d’habiter la tension avec élégance.

Mais pas que.

Elles parlent aussi de structure, de rythme et d’équilibre.
Des notions universelles, lisibles dans chaque geste, chaque matière, chaque ajustement.

Chacun peut y projeter sa propre lecture, son propre rapport au corps, à l’espace, à la présence.

La matière comme seconde peau

Avant la forme, il y a la matière.

Le gainage de cuir enveloppe la structure comme une peau protectrice.
Il maintient sans rigidité, encadre sans enfermer.

Les tissus ajourés, les grillages fins laissent la lumière respirer.
Ils filtrent, dessinent des ombres, adoucissent la présence lumineuse.

La lumière ne traverse jamais brutalement.
Elle se diffuse.
Elle se pose.
Elle accompagne.

Les détails qui portent une mémoire

Certains éléments viennent ponctuer le récit.

Les cordes, qui lient et ajustent.
Les tubes, qui structurent et soutiennent.
Les cauris et les perles d’os, qui portent une mémoire plus ancienne, un héritage silencieux.

Ces détails ne sont jamais décoratifs au hasard.
Ils dialoguent avec ceux que l’on retrouve dans mes miroirs et mes coussins :
des matières naturelles, des ornements discrets, une attention portée à la transmission.

Ainsi, les collections se répondent sans se répéter.

Quand l’objet devient manifeste

Chaque lampe corsetée est pensée comme une pièce manifeste.

Un objet qui ne cherche pas à séduire,
mais à être juste.

Tenir sans enfermer.
Structurer sans rigidifier.
Éclairer sans dominer.

C’est dans cette intention que naissent mes créations.

Et après…

Lorsque je termine une lampe corsetée, je prends toujours un instant.
Un instant de silence.

Je la regarde non seulement pour ce qu’elle est,
mais pour ce qu’elle dégage.

Elles ne sont pas pensées comme des pièces à observer, mais comme des présences à habiter.

Car ces lampes sont faites pour vivre.
Pour habiter vos espaces.
Pour accompagner vos rituels.
Pour éclairer, doucement, ce qui mérite de l’être.

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